Une nouvelle maladie de la pomme de terre

Le phénomène couch potato

Au 19e siècle, l’Irlande a souffert d’une maladie liée à la pomme de terre. Les cultures, dévastées par un champignon, n’ont plus suffi à nourrir la population, ce qui a causé une grande famine. De nos jours, dans les années 2020, cette maladie ne nous atteint plus autant. Mais il y a un phénomène qui touche un nombre non négligeable de personnes, dont l’appellation m’a fait penser à cette lointaine maladie… 

Le canapé, le lieu de détente par excellence

Je veux parler ici du couch potato, d’après une expression utilisée par les Anglo-saxons.

Cette expression (qui n’a pas d’équivalent français à ma connaissance) désigne les personnes sédentaires, casanières, qui aiment passer du temps devant la télé dans leur canapé.

Selon le contexte, l’expression a une connotation plus ou moins positive. L’image de la pomme de terre n’est pas terrible, c’est vrai. Mais l’idée a aussi quelque chose de réconfortant, d’attachant. Surtout depuis le début de la pandémie de Covid, qui a remis au goût du jour les habitudes consistant à profiter de son chez-soi, il semble plus facile de s’avouer « couch potato ».

Encore plus que le lit ou le transat, le canapé représente vraiment le cocon, l’endroit où l’on se relaxe. Associé à un plaid et à Netflix, le canapé est devenu incontournable. Encore plus avec le télétravail, les restrictions sanitaires et l’hiver, qui n’incitent pas vraiment à sortir.

Sauf que ! Comme toute bonne chose, il ne faut pas en abuser. Pour moi qui cherche à créer l’espace le plus cosy possible, le canapé occupe une fonction centrale au quotidien. J’aime y manger, travailler, tricoter, faire la sieste… Pourtant, je me suis récemment fait la réflexion que trop de canapé tue le canapé en quelque sorte !

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Savoir quitter son canapé… pour mieux le retrouver !

Il n’y a rien de mal à aimer rester à la maison. Mais il faut trouver un équilibre, pour ne pas se laisser aller et perdre la motivation à accomplir ce qu’on a à faire.

Tout comme il faut éviter de passer toute la journée dans son lit si on veut bien dormir, je pense qu’il faut éviter de se coller au canapé si on veut vraiment profiter de l’effet détente.

La détente, oui… la léthargie non !

Je ne sais plus exactement ce qui a déclenché la prise de conscience, mais je constate que deux actions relativement simples m’ont aidée :

  • Réinvestir son chez-soi. Notamment, mieux aménager les espaces en disposant différemment les meubles par exemple. Ainsi, certaines activités que l’on fait en s’asseyant ou en s’allongeant sur son canapé pourront être faites au bureau, dans la cuisine, dans la chambre…
  • Prendre l’air au moins une fois par jour. Pas toujours évident, surtout quand on travaille à la maison, et pourtant essentiel !

Et vous, vous vous considérez comme un⋅e couch potato? 😉

 

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4 Replies to “Une nouvelle maladie de la pomme de terre”

  1. J’ai honte… mais oui 😉 !!!

    1. Je pense que nous sommes beaucoup dans le cas 😉 moi la première !

  2. Article très intéressant (je n’avais pas vu venir le sujet avec le titre 😉 ) ! quand le guilty pleasure tourne mal ^^;
    j’aime beaucoup l’angle et la réflexion, il s’agit de bien distinguer les fonctions des espaces, mais aussi du mobilier, si l’on régit, centralise toute sa vie, ses activités autour d’un endroit, cela peut effectivement pousser à une relative léthargie, et favorise le mélange des genres, la non-coupure avec un endroit à associer à trop d’activités.
    c’est d’autant plus important d’optimiser ou aménager les petits espaces pour dissocier.
    Merci pour les conseils!

    1. Oui d’autant plus avec le confinement qui a complètement brouillé les frontières et favorisé ce type de comportement 🙂 C’est pour ça que j’aime autant le design : c’est une démarche esthétique, mais avant tout pratique.

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